Établir un contrôle sur le processus de fabrication et la qualité de vos médicaments biologiques

101679_Grande-molécule_1575263331Lorsqu'un patient lit l'étiquette de son médicament, il espère naturellement que la boîte contiendra la bonne molécule, que celle-ci n'est pas dangereuse, qu'elle a l'effet voulu et que le dosage est adapté. Les compagnies pharmaceutiques qui produisent ces médicaments doivent de même faire confiance à leurs processus de fabrication et contrôles de qualité internes pour créer les médicaments dans lesquels le patient a confiance.

En matière de développement de médicaments biologiques, le processus de création d'un produit de qualité est moins simple que dans le cas de petites molécules, comme les antidouleurs du type aspirine. Choisir le partenaire adapté, comme Covance et son modèle de « Laboratoire d'analyse BPL central » peut faciliter l'accès à la validation et permettre une fabrication à la qualité constante de votre médicament biologique.

Étant des éléments complexes et uniques, les médicaments biologiques ont besoin d'analyses plus importantes et plus complexes que les petites molécules. Par exemple, un des attributs essentiels d'un médicament biologique à caractériser est sa structure, que l'on trouve dans un certain nombre de dimensions : (i) la structure primaire ou la façon dont les acides aminés se relient entre eux, (ii) la structure tridimensionnelle ou comment le médicament biologique existe dans l'espace et (iii) comment les molécules biologiques interagissent entre elles dans une solution. Évaluer correctement la structure dans des dimensions multiples est un élément essentiel pour définir une stratégie générale de contrôle analytique pour chaque médicament biologique.

Le processus fait le produit

La structure multidimensionnelle du médicament biologique n'est pas le seul élément de complexité. Fabriquer un médicament biologique exige de disposer de systèmes vivants (eux-mêmes complexes) et de processus de purification en plusieurs étapes afin d'obtenir le principe actif (IPA) et enfin le médicament lui-même. Tout au long de ce processus, les nombreuses étapes impliquées doivent être suffisamment caractérisées et validées afin d'identifier et de quantifier les attributs qualités critiques (CQA) nécessaires.

Les données analytiques obtenues mesurent le résultat de ce processus et définissent les CQA associés qui composent la signature unique de chaque médicament biologique. Ces données servent de socle pour prouver le contrôle du processus et par extension, du produit. Et il ne s'agit pas des données pour un seul lot en particulier : les données analytiques déterminant que les critères d'acceptation ont été respectés doivent couvrir tout le processus des analyses précliniques jusqu'au lancement afin de caractériser suffisamment le processus ainsi que le produit.

Le soutien analytique comprend la caractérisation structurelle qui utilise des méthodes de chimie des protéines générales et particulières, des tests de comparabilité et de sortie et stabilité BPL supervisés par le service d'assurance qualité. Les tests d'analyse sont réalisés de nombreuses fois tout au long du cycle de développement, une période qui s'étend sur plusieurs années. Étant donné que les dosages s'améliorent et que les processus de fabrication évoluent pour suivre le changement d'échelle, ces processus stricts doivent être répétés pour garantir les mêmes résultats de prédictibilité de production d'un produit de qualité optimale.

Réduire la variabilité

Même avec une approche rigoureuse et systématique du contrôle de qualité de vos processus, la variabilité des données est inévitable. Trop de variabilité peut produire un événement hors des spécifications ou hors des tendances. Ces événements de qualité sont souvent le résultat de transferts affectant le processus, comme lorsque les analyses sont confiées à un nouveau laboratoire par exemple.

L'utilisation de plusieurs laboratoires d'analyses peut également faire perdre le contrôle général. Tandis que chaque laboratoire peut avoir fait preuve individuellement d'une précision acceptable, les données agrégées de tous les laboratoires tout au long du cycle de vie de la molécule sont davantage susceptibles de montrer une variabilité accrue qui peut avoir comme conséquence l'incapacité de répondre aux critères d'acceptation du produit. Ce manque de contrôle, causé par le biais analytique inhérent à la réalisation d'analyses dans plusieurs laboratoires rend difficile (voire impossible) de relier les données des essais précliniques précoces à celles des dernières phases de fabrication, ce qui est pourtant indispensable à l'obtention d'une autorisation réglementaire. Un manque de contrôle sur les processus et le produit tels que déterminés par les analyses peut avoir de potentiels effets adverses sur la comparabilité des lots et les inscriptions réglementaires.

Établir un contrôle analytique

Tandis que la variabilité ne peut pas être totalement éliminée, elle peut être contrôlée à un niveau acceptable gérable. Les méthodes d'analyse doivent être suffisamment solides pour permettre de lier les paramètres du processus essentiels aux CQA du principe actif et du médicament. En réduisant et en contrôlant la variabilité dès le début du cycle de vie du produit, on peut établir un certain contrôle sur le processus (et donc sur le produit) à partir des débuts du développement et jusqu'au lancement commercial.

Le meilleur moyen d'établir un contrôle sur le processus et le produit consiste à confier à un seul laboratoire d'analyse le soin des données analytiques, ce qui permet d'éliminer le biais analytique inhérent à la réalisation des analyses par différents laboratoires. Les analyses centralisées offrent le plus grand potentiel pour un dossier d'homologation de qualité supérieure.