Études d'immuno-oncologie

Introduction à l'immunochimie

L'immunohistochimie (IHC) est un dosage qui utilise la collaboration biologique entre histologie et immunologie. Les interactions biochimiques entre un anticorps et un antigène permettent une distribution et une localisation visuelles des interactions anticorps-antigène. Ceci permet de déterminer la morphologie, l'intensité antigénique et les relations spatiales.

Covance propose des dosages IHC de qualité sur site, pour vous fournir une lecture des données qualitatives et quantitatives dans les plus brefs délais. Avec nos services IHC en interne, les données peuvent être produites rapidement et révéler les éléments suivants :

  • Efficacité de votre molécule sur les tissus cibles
  • Emplacement des biomarqueurs dans les tissus
  • Incidence des métastases des tumeurs
  • Occurence de la transformation des tissus en tumeurs
  • Origine du tissu tumoral
  • Pronostic des animaux de l'étude

Les étapes de l'immunohistochimie

Fig. 1 :  fixation de l'IHC et prélèvement d'épitopes*

Les résultats de l'IHC sont obtenus grâce à une série de préparations d'échantillons qui permettent la manipulation du tissu pour la découverte d'antigènes. Le tissu est prélevé chirurgicalement et placé dans un fixateur tel que le NBF ou le PFA. Au cours de la fixation, le tissu subit une réaction chimique où les acides nucléiques et les amines forment des liaisons croisées semi-réversibles composées de ponts méthylène (fig. 1). Ces liaisons transversales créent une stabilité cellulaire et tissulaire et protègent le tissu contre la décomposition et les dommages causés par les enzymes protéolytiques. Les tissus fixés peuvent ensuite être stockés dans de la paraffine, ce qui permet de les utiliser à tout moment pour l'IHC.

Les échantillons qui ont été fixés doivent être soumis à une méthode de récupération des antigènes afin de détecter ces derniers. Après avoir été coupés et montés entre des lames, les tissus doivent être réhydratés pour permettre des interactions anticorps-épitope. La méthode de démasquage d'épitopes la plus courante est le démasquage d'épitopes induit par la chaleur (HIER), qui utilise une combinaison de température, de pH et de temps pour retirer doucement les ponts croisés et exposer les antigènes d'intérêt.

Une fois que l'antigène a été exposé à des fins de recherche, les étapes générales suivantes (fig. 2) se poursuivent :

Fig. 2 : étapes générales de l'IHC
  • Blocage – Les sites réactifs sur des protéines qui ne sont pas la protéine d'intérêt ainsi que les peroxydases endogènes peuvent générer un faux signal positif. Pour éviter cela, de multiples étapes de blocage sont utilisées pour éviter la liaison non spécifique.
  • Détection – La détection médiée par les anticorps est réalisée soit par une technique de fluorescence, soit chromogénique. La détection directe par fluorescence (fig. 3) implique l'utilisation d'un anticorps primaire conjugué à un fluorophore. Pour détecter les antigènes qui ne sont pas abondamment exprimés, la détection indirecte par fluorescence (fig. 3) amplifie le signal en utilisant un anticorps secondaire conjugué à un fluorophore. La détection des chromogènes est rendue possible grâce à des anticorps secondaires conjugués à une enzyme et à un substrat qui forme un sédiment coloré sur le tissu.
Fig. 3 : schéma de détection indirecte et de détection directe de l'IHC**
  • Contre-coloration – Ces colorations chimiques sont utilisées pour aider à identifier les caractéristiques cellulaires (comme le noyau avec l'hématoxyline et le DAPI) ainsi que pour créer un contraste entre la coloration positive des anticorps et la coloration générale des organites.​​​​​​​
  • Imagerie – La microscopie est effectuée pour la comparaison des données, l'analyse qualitative et la visualisation de base de l'antigène.​​​​​​​ Chez Covance, nous utilisons le scanner Aperio VERSA pour permettre une détection plus détaillée et plus fine des antigènes qui sont exprimés à de très faibles niveaux (fig. 4).
Figure 4a-f : a) noyaux positifs KI67 sur l'amygdale, b) coloration cytoplasmique AE1/AE3+5D3 sur peau de souris, c) coloration positive du placenta par EGFR, d) cytoplasme positif HER2 sur la tumeur BT474, e) noyaux positifs PR sur la tumeur BT474, f)  AE1/AE3+5D3 sur l'épithélium de la langue de la souris​​​​​​​

L'IHC s'est révélé être un test inestimable dans les domaines de la recherche et de la découverte de médicaments. Nous nous tenons au courant des techniques, des méthodes de détection et d'analyses les plus pertinentes pour répondre au mieux à vos besoins. Si vous souhaitez en savoir plus sur la manière dont nous pouvons vous soutenir dans votre étude grâce à l'immunohistochimie, veuillez nous contacter afin que nous discutions ensemble des meilleures options pour vous.

Ressources additionnelles :
Voir notre brochure sur l'IHC
Consultez nos marqueurs IHC validés


*Source de l'illustration : https://www.nationaldiagnostics.com/histology/article/aldehyde-fixatives

**Source de l'illustration : http://www.leicabiosystems.com/pathologyleaders/an-animated-guide-to-immunohistochemistry/

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