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      • La promesse de vaccins pour lutter contre le clostridium difficile


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        Publié le 08 mai 2018, 3:33 PM

        Au cours de la dernière décennie, l'infection par Clostridium difficile (C. difficile) est rapidement devenue plusphoto de flacons avec une aiguille fréquente. Le C. difficile, souvent abrégé en C. diff, se transmet généralement dans les hôpitaux et autres établissements de santé, et les personnes âgées y sont particulièrement vulnérables. La surconsommation des antibiotiques dans notre société est à l'origine de l'élimination de microbes normaux, qui ont laissé le champ libre à C. difficile. Les patients infectés diffusent ensuite des spores bactériennes et transmettent le pathogène aux autres.

        Les vaccins semblent être une stratégie prometteuse pour répondre à ce problème de santé publique. Il s'agit d'une solution médicale reconnue qui pourrait être utilisée pour prévenir la maladie plutôt que pour traiter une infection existante. Même si la possibilité de greffe fécale est également étudiée, ce type de traitement est très récent et les cliniciens ne connaissent pas encore les effets à long terme de ce type de procédures.

         

        Des difficultés uniques dans le développement du vaccin

        L'un des principaux défis dans le développement de vaccins est l'identification de la bonne population de patients. Lorsqu'un médicament est conçu comme traitement, les promoteurs peuvent recruter des patients souffrant d'une certaine maladie ou infection et déterminer si le médicament facilite leur rétablissement. Mais les thérapies préventives comme les vaccins doivent être testées sur des patients considérés être à haut risque, comme les personnes âgées, au lieu des personnes déjà infectées. Dans ce type d'essais, prouver l'efficacité n'est pas si simple.

        De plus, les pathogènes mutent souvent. De la même façon que les compagnies pharmaceutiques continuent à produire régulièrement un nouveau vaccin contre la grippe pour répondre à ses mutations génétiques, les développeurs pourront être amenés à répondre aux mutations de C. difficile. Par exemple, la souche épidémique C. difficile BI/NAP1/027 est apparue au début des années 2000 ; elle produit des niveaux élevés de toxines A et B et une nouvelle toxine, dite toxine binaire. Les promoteurs devront peut-être réaliser des analyses moléculaires supplémentaires pour identifier les mutations de la bactérie et évaluer en permanence le besoin d'ajustement du vaccin.

        Il faut également être particulièrement prudent lors des analyses dans le cadre d'une recherche d'infection par C. difficile. Des travaux approfondis de validation menés par Covance ont montré que la toxine de la bactérie se dégrade rapidement à température ambiante. En général, les patients collectent les échantillons de selles chez eux et non à la clinique, et l'échantillon doit être stocké correctement avant analyse en laboratoire. Pour des résultats fiables, il faut fournir des instructions détaillées, ainsi que des récipients qui conservent l'échantillon à la bonne température lors du stockage et du transport.

        Enfin, la réglementation concernant le développement de vaccins est extrêmement stricte. Toute déviation du protocole habituel doit être suivie et documentée, même des changements mineurs comme l'utilisation d'un congélateur différent ou l'incubation d'un prélèvement pendant une minute de plus. Travailler avec un partenaire expert, qui connaît bien ces exigences, peut être la garantie d'une gestion efficace des données.

        La valeur d'un vaccin

        Le développement d'un vaccin efficace pourrait aider à éviter que C. difficile n'affecte le patient, même si le pathogène était présent dans le corps. Un tel vaccin, une fois approuvé, pourrait être administré aux personnes présentant un risque élevé d'infection. Ce groupe se compose des patients âgés en attente d'une opération, des pensionnaires des maisons de retraite, des personnes devant prendre fréquemment des antibiotiques pour des problèmes chroniques et les patients ayant déjà été infectés par le C. difficile.

        Pour mener à bien un essai de vaccin, collaborer avec un partenaire réellement expérimenté dans ce domaine thérapeutique est essentiel. Covance a mené plus de 150 essais cliniques pour des vaccins et des immunothérapies et propose plus de 3 000 dosages pour aider au développement de vaccins. Nos laboratoires de microbiologie à Indianapolis, Genève, Shanghai et Singapour peuvent réaliser des analyses sur C. difficile, comme des cultures toxigéniques, des analyses de susceptibilité, la détection des toxines et le dosage Cepheid GeneXpert® pour détecter la souche BI/NAP1/027. Un travail complet de validation a permis à nos experts de développer des processus solides qui garantissent des résultats cohérents et fiables.

        Découvrez comment Covance peut vous aider à faire la différence dans votre étude d'un vaccin contre le Clostridium difficile (C. difficileLire notre livre blanc.

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