Cytométrie en flux

Les plus récentes avancées dans la recherche et le traitement du cancer ont été réalisées dans le domaine de l'immuno-oncologie, en utilisant de nouvelles immunothérapies pour renforcer le système immunitaire de l'hôte afin de cibler et de détruire plus efficacement les cellules tumorales. Parmi la liste des thérapies à activité immunorégulatrice approuvées par la FDA figurent les immunothérapies à base d'anticorps et de cytokines, les médicaments à petites molécules et les thérapies cellulaires. Le succès que ces thérapies et d'autres ont rencontré en termes de prolongation de la survie est a l'origine de l'accent mis sur le développement de nouvelles thérapies à agent unique et combinaisons thérapeutiques plus efficaces pour traiter le cancer.

Pour développer de façon productive des immunothérapies, il faut une analyse quantitative à haut débit et robuste du système immunitaire dans le micro-environnement de la tumeur, le sang périphérique et les autres tissus-hôtes.

Pour répondre à ce besoin, notre service de cytométrie en flux sous contrat, vous fournit une ressource de pointe en cytométrie en flux analytique pour vous soutenir dans toutes les facettes de votre développement de médicaments. Faites vos études de génération d'échantillons avec nous ou envoyez-nous sous un jour vos échantillons précliniques ou cliniques non réglementés par la CLIA et nous nous chargerons de la cytométrie en flux pour vous.

Suivre le flux : principaux défis et solutions en matière de cytométrie au congrès CYTO 2017


Profilage immunitaire élémentaire ou approfondi

Forte de plus de 50 années d'expertise conjuguée, notre équipe d'analystes polyvalents est en mesure d'ajouter une branche de cytométrie en flux ex vivo à une étude in vivo. Notre liste de panels d'anticorps normalisés (voir ci-dessous) a été validée pour de nombreux modèles de cancer in vivo. Elle vous offre une analyse de base ou approfondie d'une large gamme de sous-ensembles immunitaires de la lignée lymphoïde et myéloïde afin de rendre compte des changements qui se produisent dans la réponse immunitaire déclenchée par le traitement de l'agent testé in vivo. Découvrez la liste complète de nos panels ci-dessous.

Panel de cellules T de base

Analyse des cellules T CD4+ et CD8+ infiltrant les tumeurs dans un modèle murin de carcinome mammaire 4T1.

La mesure quantitative des cellules T qui infiltrent les tumeurs peut être d'une importance cruciale lors de l'évaluation des effets immuno-modulateurs des nouvelles immunothérapies. Le panel de cellules T de base permet de mesurer les sous-ensembles des cellules T. Il a été validé dans plusieurs types de tissus. Dans l'étude ci-dessus, des sous-ensembles de cellules T d'un carcinome mammaire 4T1 implanté dans un coussinet adipeux mammaire ont été analysés ex vivo. Les cellules T CD3+ ont tout d'abord été identifiées en séparant les cellules hématopoïétiques CD45+.  Les populations de cellules T ont ensuite été analysées en fonction de l'expression du marqueur des lignées cellulaires CD4 et CD8.

Analyse des cellules T CD4+ et CD8+ infiltrant les tumeurs dans un modèle murin de carcinome mammaire 4T1.
Panel de cellules T et B de base

Analyse de sous-ensemble de cellules T et B dans la rate murine.

Le panel de cellules T et B peut être utilisé pour quantifier les cellules T CD4+ et CD8+, ainsi que des fractions de cellules B dans des échantillons hétérogènes. Seuls 6 canaux de fluorescence sont occupés par ce panel, laissant ainsi plusieurs canaux disponibles pour une caractérisation cellulaire plus approfondie par l'ajout d'autres anticorps. Dans l'étude ci-dessus, les cellules T CD3+ et les cellules B CD19+ ont été analysées à l'aide du système de séparation des cellules vivantes. Les cellules T ont ensuite été réparties dans les populations CD4+ et CD8+.

Panel de cellules T régulatrices

Analyse de cellules T régulatrices dans le modèle murin de tumeur colorectale CT.26

Les cellules T régulatrices éliminent les réactions anti-tumorales de plusieurs modèles de maladie. Elles constituent une cible intéressante pour les nouvelles immunothérapies. Le panel de cellules T régulatrices fait suite au panel de cellules T de base. Il peut être utilisé dans l'évaluation des effets des nouveaux traitements ciblant les cellules T régulatrices. Dans l'étude ci-dessus, les cellules T régulatrices ont été analysées ex vivo, dans une rate d'hôtes porteurs d'adénocarcinome CT.26. Les cellules T CD4+ ont tout d'abord été identifiées en séparant les cellules CD45+CD3+. Les cellules T régulatrices ont ensuite été davantage différenciées en fonction de la co-expression de CD25 et FoxP3.
Analyse de cellules T régulatrices dans le modèle murin de tumeur colorectale CT.26
Panel d'activation/épuisement des cellules T
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Analyse de l'activation de cellules T dans le modèle murin A20 de lymphome à cellules B

L'un des défis rencontrés lors du développement de nouvelles immunothérapies consiste à contrer la perte d'activité anti-tumorale qui survient dans les cellules T du micro-environnement tumoral. Il s'agit d'un état appelé épuisement des cellules T, qui peut être identifié en fonction de l'expression relative de plusieurs points de contrôle immunitaires et de marqueurs d'activation. Le panel d'activation/épuisement des cellules T fait suite au panel de cellules T de base. Il peut être utilisé afin de mesurer l'expression de certains biomarqueurs clés dans différents tissus. Dans l'étude ci-dessus, l'expression des protéines de points de contrôle immunitaires CTLA-4 et PD-1, ainsi que le marqueur de prolifération de substitution Ki-67, ont été mesurés dans les sous-ensembles de cellules T des tumeurs dérivées de la lignée cellulaire A20.

Panel complet de cellules T
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Analyse de cellules T CD4+, CD8+ et régulatrices, avec interrogation de marqueur d'activation/points de contrôle immunitaire à l'aide du panel de cellules T

Le panel complet de cellules T associe l'utilité des panels de cellules T de base, régulatrices et d'activation/d'épuisement en une analyse complète de profils des cellules T dans les tissus. Les données ci-dessus présentent (A) une analyse de sous-ensemble de cellules T CD4+/CD8+ dans des tumeurs murines à l'aide d'un modèle de carcinome mammaire 4T1, (B) une analyse de cellules T régulatrices dans des rates de souris présentant un adénocarcinome colorectal CT.26 et (C) des niveaux d'expression CTLA-4, PD-1 et Ki-67 dans des sous-ensembles de cellules T dérivées de lignées de cellules A20 (lymphome à cellules B).
Panel de cellules NK

Analyse de sous-ensemble de cellules Natural Killer (NK) et dendritiques (DC) dans un modèle d'adénocarcinome colorectal CT.26

Les sous-ensembles de cellules NK sont connus pour leur activité anti-tumorale et leur capacité à contrôler la croissance de nombreuses tumeurs. Les DC ont des fonctions à la fois pro et anti-tumorales. Elles constituent une cible de choix pour les immunothérapies fondées sur des vaccins. Il a été démontré que les NKDC (ou IKDC) présentaient des caractéristiques fonctionnelles propres aux cellules NK et DC. Le panel de cellules Natural Killer peut être utilisé pour identifier ces sous-ensembles. L'étude ci-dessus a été réalisée pour quantifier les pourcentages de cellules NK, DC et les sous-ensembles NKDC dans les cellules immunitaires Ly6G-Ly6C dérivées de tumeurs.

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Panel de cellules myéloïdes suppressives

Analyse de cellules myéloïdes suppressives (MDSC) dans un modèle murin colorectal oncologique CT.26

Les sous-ensembles MDSC peuvent intervenir dans plusieurs réponses pro-tumorales, y compris la suppression de la fonction immunitaire. Ils constituent une cible privilégiée de l'immunothérapie. ll s'agit d'une population de cellules hétérogènes. Son phénotype peut être modelé par des signaux dans le micro-environnement tumoral. Les données ci-dessus illustrent la façon dont le panel MDSC peut être utilisé en vue d'une identification basique des sous-ensembles MDSC granulocytiques (G-) et monocytiques (M-) dans des tumeurs dérivées de CT.26. Les cellules myéloïdes CD11b+ ont tout d'abord été identifiées dans le domaine des cellules CD45+, après exclusion des lymphocytes CD3+CD19+. Les sous-ensembles G-MDSC et M-MDSC ont ensuite été caractérisés en fonction de l'expression des récepteurs de surface Ly-6G et Ly-6C.

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Panel myéloïde étendu

Analyse des sous-ensembles de cellules myéloïdes suppressives (MDSC), de cellules Natural Killer (NK) et de cellules dendritiques (DC) dans un modèle murin de tumeur colorectale CT.26.

Le panel myéloïde étendu fait suite au panel MDSC de base. Il permet l'analyse des sous-ensembles de cellules NK et DC, en plus des populations de cellules MDSC. Dans les données affichées, ces sous-ensembles ont été analysés dans des tumeurs dérivées de CT.26. Les cellules MDSC monocytiques (M-) et granulocytiques (G) expriment respectivement de hauts niveaux de protéine Ly-6C et Ly-6G (positif) et co-expriment le marqueur CD11b. Les cellules NK et DC ont été analysées à l'aide d'un système d'exclusion MDSC. Elles ont ensuite été caractérisées en fonction de marqueurs pan-NK (CD49b et CD335) par rapport à l'expression protéique CD11c spécifique aux cellules DC. Les pics rouge et gris représentent respectivement les cellules CD11b colorées et non colorées.

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Panel myéloïde complet
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Analyse de cellules myéloïdes dans des tumeurs à l'aide du panel myéloïde complet MI Bioresearch

Le panel myéloïde complet s'appuie sur le panel de cellules myéloïdes suppressives de base. Il permet une analyse plus poussée des populations de cellules myéloïdes. Il permet également d'analyser le récepteur immunitaire inhibiteur PD-L1, à la fois pour les sous-ensembles de tumeurs et de cellules immunitaires. Les données ci-dessus illustrent la façon dont le panel myéloïde complet peut être utilisé pour A) mesurer l'expression PD-L1 dans des cellules immunitaires et tumorales (modèle de carcinome mammaire 4T1), B) quantifier les sous-ensembles de cellules macrophages et dendritiques (modèle de tumeur colorectale CT.26) et C) caractériser les sous-ensembles MDSC pour l'expression de CD115, un récepteur ayant démontré une corrélation directe avec l'activité suppressive (modèle de tumeur colorectale CT.26). Ce panel peut également servir dans l'analyse des populations de neutrophiles et monocytes (données non illustrées). Les pics rouge et gris illustrent respectivement les cellules colorées pour l'antigène cible et les cellules non colorées.

Panel de macrophages M1 et M2 associés à des tumeurs
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Analyse de macrophages tumoraux activés de manière dite « classique » (M1) et de macrophages tumoraux activés de manière dite « alternative » (M2) dans un modèle d'adénocarcinome colorectal CT.26.

Les macrophages M1 et M2 constituent deux importants groupes macrophages qui se trouvent dans le micro-environnement tumoral. Ils présentent des fonctions opposées en ce qui concerne la progression du cancer. Par conséquent, ils constituent des cibles pour les nouvelles immunothérapies. L'étude ci-dessus illustre la façon dont le panel de macrophages M1 et M2 associés à des tumeurs peut être utilisé afin d'établir un profil des ratios de ces deux groupes. À cette fin, les sous-ensembles MDSC ont été exclus afin de permettre l'identification des macrophages CD11b+/F480+.  Cette fraction a été analysée afin d'identifier les macrophages 2M (CD206+) et M2 (CD206-MHCII+).